Aide-mémoire pour votre bilan de santé : Questions que les femmes devraient poser à leur médecin au sujet de leur santé cardiaque, en fonction de leur âge
30 janvier 2026 | 9 minutes de lecture
Les maladies cardiovasculaires restent l’une des principales causes de décès prématuré chez les femmes au Canada 1, et pourtant, beaucoup ont tendance à sous-estimer leur risque, explique la Dre Heather Warren, cardiologue et vice-présidente des affaires médicales au Waterloo Regional Health Network (WRHN), où se trouve la clinique PREVENT, soutenue par Manuvie. Cela s’explique en partie par un manque de sensibilisation aux différences entre les femmes et les hommes en matière de physiologie, de facteurs de risque et d’expériences diagnostiques, un manque de connaissances qui découle du fait que les deux tiers de la recherche clinique sur les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux se sont concentrés sur des sujets masculins.
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L’un des meilleurs moyens pour les femmes de protéger leur santé cardiaque est de poser les bonnes questions, celles qui les aident à mieux comprendre les risques auxquels elles sont exposées, les symptômes à surveiller et les changements de mode de vie qui peuvent contribuer à la prévention. Nous avons demandé à la Dre Warren et à d’autres experts du WRHN les sujets à aborder avec votre médecin traitant lors de votre prochain rendez-vous, que vous soyez jeune adulte, dans la force de l’âge ou d’un âge avancé.
Questions à poser si vous êtes dans la vingtaine ou la trentaine
- Demandez comment suivre au mieux les habitudes qui pourraient avoir une incidence sur votre santé cardiaque, telles que la durée et la fréquence de vos exercices physiques, votre consommation de tabac et d’alcool (soyez honnête!) et votre alimentation, et à quelle fréquence vous devriez les examiner ensemble. Cela peut aider à établir une base de référence pour votre profil de santé, ce qui facilitera le repérage ultérieur des symptômes potentiels d’une maladie cardiovasculaire.
- Demandez si des analyses sanguines régulières pourraient être utiles pour mesurer des variables telles que la glycémie et le cholestérol. « Les analyses sanguines permettent d’établir une base de référence à laquelle se référer ultérieurement, ce qui peut être utile pour maintenir une bonne santé cardiovasculaire », explique Stefanie Cooper, infirmière autorisée et directrice du programme de cardiologie interventionnelle au WRHN.
- Demandez s’il existe des habitudes ou des comportements préventifs que vous devriez intégrer à votre mode de vie. « Il peut être utile de se demander : devrais-je faire davantage pour protéger ma santé cardiaque? Y a-t-il quelque chose que je devrais faire examiner? Il n’est jamais trop tôt pour avoir ces conversations », déclare la Dre Amelia Yip, cardiologue au WRHN. Près de 80 % des cas prématurés de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux peuvent être évités grâce à des comportements sains 2.
- Si vous êtes enceinte ou prévoyez une grossesse, demandez à votre médecin s’il serait utile de surveiller les changements de votre pression artérielle ou de votre glycémie.
- Si votre grossesse comporte des complications pouvant augmenter le risque de problèmes cardiovasculaires, notamment le diabète gestationnel3 ou des troubles hypertensifs tels que l’hypertension gestationnelle et la prééclampsie 4, demandez à votre médecin de vous aider à comprendre votre profil de risque et les modifications comportementales recommandées qui peuvent contribuer à protéger votre cœur. « Demandez également à votre médecin comment il prévoit surveiller vos risques après la grossesse », précise la Dre Yip.
Questions à poser si vous êtes dans la quarantaine ou la cinquantaine
- Demandez des explications sur votre profil de risque cardiovasculaire. « Bien que certains facteurs de risque – tels que le tabagisme 5, l’hypertension artérielle 6, l’hypercholestérolémie 7 et le diabète 8 – sont communs aux deux sexes, d’autres facteurs de risque sont propres aux femmes », explique la Dre Warren, citant comme exemples la ménopause précoce 9, le syndrome des ovaires polykystiques 10 et les complications liées à la grossesse 11.
- Demandez un entretien pour discuter de vos antécédents hormonaux. « Certaines femmes sont plus sensibles aux changements hormonaux que d’autres », explique la Dre Yip. « Vos expériences en matière de menstruation et de grossesse, le cas échéant, peuvent être des indicateurs de la manière dont les changements hormonaux liés à la périménopause et à la ménopause pourraient toucher votre cœur. »
- Demandez quels symptômes surveiller en fonction de vos antécédents, de votre mode de vie et de votre profil de risque. « À ce stade de la vie, les symptômes des problèmes cardiovasculaires peuvent évoluer lentement et être facilement ignorés », explique la Dre Yip. « Quand on sait ce qu’il faut chercher, on est moins susceptible de l’ignorer. »
- Demandez s’il existe des indicateurs dans votre profil de risque qui pourraient justifier un test d’effort. (Selon la Dre Yip, ces mesures ne sont généralement pas nécessaires, sauf si vous présentez des symptômes.)
- Vérifiez votre ligne de base. Des changements dans vos capacités habituelles, comme le fait d’être essoufflé lors d’une promenade que vous faisiez facilement il y a un an, peuvent être le signe de problèmes cardiovasculaires, explique Mme Cooper. « Il n’y a pas de déclin automatique de vos capacités physiques lorsque vous atteignez l’âge de 40 ans », explique-t-elle. « Il ne faut pas considérer les changements comme un simple signe de vieillissement. Faites preuve de diligence raisonnable et demandez conseil à votre médecin ou à votre praticien infirmier.
- Renseignez-vous sur les changements de mode de vie qui pourraient vous aider à réduire votre risque de maladie cardiovasculaire.
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Questions à poser si vous avez plus de 60 ans
- Demandez comment votre âge peut influer sur vos facteurs de risque. « À mesure que les femmes vieillissent, elles sont plus sujettes aux maladies cardiovasculaires », explique la Dre Yip. « L’âge augmente non seulement le risque d’obstruction des artères, mais aussi celui de maladies telles que la fibrillation auriculaire et l’insuffisance cardiaque . »
- Posez des questions à propos de votre niveau d’énergie. La fatigue peut sembler être un symptôme vague à discuter avec un médecin – et faire partie intégrante du processus de vieillissement – mais elle peut également indiquer des troubles liés à des problèmes cardiovasculaires, tels que des troubles thyroïdiens 12 et l’apnée du sommeil 13, selon la Dre Yip. « À cet âge, il faut s’assurer que ces éléments sont correctement examinés et pris en charge. »
- Assurez-vous d’être à jour dans vos analyses sanguines, en particulier celles liées au cholestérol. Le taux de cholestérol atteint généralement son maximum chez les femmes entre 55 et 65 ans, soit dix ans plus tard que chez les hommes 14.
- Demandez à votre médecin d’examiner et d’approuver les activités physiques que vous préférez. « La première chose que les femmes peuvent faire pour prendre soin de leur cœur à mesure qu’elles vieillissent, c’est de bouger leur corps », explique Mme Cooper.
- Comme pour les personnes âgées de 40 à 50 ans, vérifiez les changements dans vos capacités fonctionnelles de base. « Si vous constatez un ralentissement, cela vaut la peine de consulter », explique la Dre Yip.
Une bonne question sur la santé cardiovasculaire des femmes à tout âge
La santé cardiovasculaire des femmes peut être complexe. Enrichir vos connaissances peut vous aider à mieux contrôler votre santé et à mieux défendre vos intérêts. Mme Cooper suggère de demander à votre fournisseur de soins de santé de vous recommander des ressources fiables et vérifiées que vous pouvez consulter par vous-même. « De cette façon, vous pouvez vous armer de connaissances fiables pour ces conversations », dit-elle.
Trois ressources à prendre en considération :
Les femmes et la santé cardiaque : des données et des chiffres
- Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès prématuré chez les femmes au Canada 15.
- Seulement 53 % des Canadiennes sont capables de repérer les symptômes les plus courants d’une crise cardiaque chez les femmes16.
- Les femmes ne représentent que 27 % des participants aux essais cliniques sur l’insuffisance cardiaque17.
- Les femmes qui connaissent une ménopause précoce (avant 45 ans) ont un risque accru de 50 % de développer une maladie coronarienne18.
- Près de 80 % des cas prématurés de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux peuvent être évités grâce à des comportements sains19.
Cet article est fourni à titre indicatif seulement. Il ne vise pas à diagnostiquer ou à traiter un problème de santé. Si vous avez des questions ou des inquiétudes concernant votre situation ou si vous souhaitez obtenir des conseils médicaux, consultez votre médecin ou votre fournisseur de soins de santé.
Remarque sur le genre :
Bien que nous utilisions les termes « femmes », « féminin », « hommes » et « masculin », nous reconnaissons qu’ils n’englobent pas toutes les identités de genre et que les questions de santé abordées dans l’article peuvent concerner des personnes de tous les genres.
Clinique PREVENT du Waterloo Regional Health Network (WRHN)
En accord avec notre Programme axé sur les effets 20 et notre engagement envers le maintien de la santé et le bien-être durables, Manuvie Canada est fière de soutenir la clinique PREVENT. Située à même le département de réadaptation cardiopulmonaire du WRHN, la clinique offre un programme multidisciplinaire de réduction des facteurs de risque pour la prévention primaire des maladies cardiovasculaires.