Petits signes, gros impact : repenser la santé au quotidien

2 juillet 2026 | 5 minutes de lecture

Pour la plupart des Canadiennes et Canadiens, aller travailler va de soi. Les échéances sont respectées, les emplois du temps sont occupés et les responsabilités sont assumées. À première vue, tout va pour le mieux.

Mais des signes, comme la fatigue, le stress ou les difficultés de concentration, racontent souvent une tout autre histoire. Ces premiers signes peuvent sembler faciles à gérer sur le moment, mais ils peuvent avec le temps avoir un impact sur le bien-être, la résilience et, parfois, la santé à long terme.

Le point important à retenir : ces premiers signes sont aussi des opportunités. Avec le bon soutien et en apportant de petits ajustements constants, il est envisageable de redresser la situation avant que les problèmes ne s’aggravent.

Les données du Rapport Mieux-être de Manuvie Canada viennent étayer ce point, en soulignant à quel point ces moments intermédiaires où l’on « se débat, mais où l’on s’en sort quand même » sont en réalité assez courants.

Votre présence au travail n’est pas synonyme de santé

L’une des conclusions les plus révélatrices du Rapport Mieux-être, basé sur les réponses de près de 4 700 employés de 159 organisations différentes, c’est l’écart entre l’absentéisme et la perte de capacité de travail. Si l’absentéisme représente environ 3 % du temps perdu, une part bien plus importante – 19 % – est due à une baisse de productivité en raison de facteurs comme le stress, l’épuisement professionnel et la fatigue. Au total, ces pertes de productivité représentent environ 46 jours par an. 

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Ces stratégies appuyées par des experts peuvent vous aider à rétablir votre santé physique et mentale et à trouver un équilibre avant que l’épuisement professionnel ne s’installe.

« Perdre l’équivalent de 46 jours ouvrables par employé n’est pas seulement un problème de productivité; cela indique que les gens sont confrontés à des difficultés que nous ne percevons pas toujours », déclare Ashesh Desai, chef, Assurance collective à Manuvie Canada.

C’est dans ces moments-là que la prévention revêt toute son importance : lorsque les difficultés peuvent encore être gérées et qu’un soutien peut vraiment changer la donne.

La prévention au travail

Votre régime d’avantages sociaux peut couvrir les frais liés aux services de santé mentale et inclure des ressources pour vous aider à prendre soin de votre santé mentale et de votre bien‑être général. Recherchez les avantages suivants dans votre régime :

Les participants peuvent aussi avoir accès à des conseils et des ressources en matière de santé mentale dans l’application Services mobiles Manuvie.

Les employeurs peuvent en savoir plus sur les services de consultation en santé mentale et de conseil de Manuvie ici.

La différence entre se sentir bien et être bien

Les données mettent également en évidence un décalage entre la perception et la réalité, notamment en matière de santé mentale. Si 93 % des personnes interrogées estiment que leur santé mentale générale est « bonne », un examen plus approfondi des certains indicateurs révèle que plusieurs d’entre elles éprouvent des difficultés.

En d’autres termes, beaucoup de gens se sentent « bien », mais ils présentent déjà les premiers signes d’usure.

« Le stress se manifeste différemment chez chaque personne, donc les signaux d’alerte ne seront pas les mêmes », explique la Dre Claire Harrigan, psychiatre à la Cleveland Clinic Canada et directrice médicale de l’Assurance collective de Manuvie.

Dans les données de 2025, ces signes avant-coureurs se manifestent de plusieurs façons, notamment :

  • 19 % des personnes interrogées font état d’une fatigue mentale
  • 16 % déclarent que leur santé mentale limite leur capacité à travailler
  • 9 % sont parfois dans l’incapacité de travailler en raison de problèmes de santé mentale

Ces observations soulignent une vérité fondamentale : le mieux-être ne se résume pas à l’absence de situations de crise. C’est une question de ressenti au quotidien et de prise de conscience des changements qui s’opèrent.

La pression du temps et la santé physique

Un phénomène analogue s’observe sur le plan de la santé physique. Même si la plupart des gens comprennent l’importance de rester actif, 52 % des personnes interrogées ne respectent pas les recommandations en ce sens. Parmi elles, 32 % citent le manque de temps comme principal empêchement. Le fait d’être moins actif au quotidien peut avoir des répercussions sur notre bien-être général, notre niveau d’énergie, voire notre humeur et nos capacités cognitives.

Ce n’est pas qu’une question de motivation. C’est plutôt la conséquence d’emplois du temps chargés, de priorités conflictuelles et de nombreuses sollicitations qui accaparent notre temps.

Avec le temps, l’inaction physique peut se répercuter sur notre santé au travail, entraînant des douleurs au niveau du dos et du cou, tout en affectant notre concentration, nos processus cognitifs et notre faculté à prendre des décisions.

Il faut le redire : nous devons nous servir de ces premiers signes pour agir et corriger le tir. Ils soulignent la valeur d’une approche préventive réaliste et durable.

Les petits changements peuvent produire des effets notables

Il est important de noter qu’il n’est pas nécessaire de faire des changements radicaux pour améliorer son bien-être. En réalité, les habitudes les plus efficaces sont souvent les plus simples et les plus régulières, intégrées dans notre vie de tous les jours.

« On considère souvent la santé comme un investissement à long terme », explique la Dre Michelle Roseman, médecin de premier recours à la Cleveland Clinic Canada. « Cependant, plusieurs des mesures que nous pouvons prendre pour rester en bonne santé à long terme peuvent aussi nous aider à nous sentir mieux dès aujourd’hui. »

Voici quelques mesures simples et utiles que chaque personne peut mettre en pratique :

  • faire de courtes pauses pour se ressourcer au cours de la journée;
  • intégrer de courtes périodes d’activité physique dans le quotidien;
  • privilégier le sommeil dans la mesure du possible;
  • demander de l’aide dès le début, plutôt que d’attendre que les problèmes s’aggravent.

Pour les personnes bénéficiant d’avantages sociaux au travail, des outils comme l’accompagnement en matière de santé mentale, les soins en ligne et le programme d’aide aux salariés et à leur famille (PAEF) sont conçus pour faciliter une intervention précoce. Il est possible de solliciter de l’aide sans être en crise. En vérité, le soutien est généralement plus utile lorsqu’il est demandé avant qu’une crise n’éclate.

Un changement dans notre perception du mieux-être

Les conclusions mettent en lumière un point important : ne laissez pas les choses s’aggraver avant de réagir.

Un léger malaise peut souvent être le premier signe qu’il est temps de prêter attention à quelque chose. Et c’est dans ces moments-là qu’il faut faire des petits changements qui contribuent à la fois au bien-être mental et à la santé physique.

En reconnaissant ces signes précurseurs et en prenant des mesures réalistes, chacun peut adopter des habitudes plus saines, améliorer son bien-être au quotidien et réduire la nécessité de simplement « tenir le coup ».

Avec le temps, ces petits gestes peuvent contribuer à une amélioration considérable de notre bien-être, de notre fonctionnement et de notre santé.

Cet article est fourni à titre indicatif seulement. Il ne vise pas à diagnostiquer ou à traiter un problème de santé. Si vous avez des questions ou des inquiétudes concernant votre situation ou si vous souhaitez obtenir des conseils médicaux, consultez votre médecin ou votre fournisseur de soins de santé.

Cleveland Clinic Canada
Manuvie est fière de compter sur l’aide de Cleveland Clinic Canada pour diriger le volet médical de ses activités d’assurance collective. Cleveland Clinic Canada possède une vaste expérience en soins de santé et a le même objectif que Manuvie, soit celui d’aider les Canadiennes et Canadiens à vivre mieux, plus longtemps et en meilleure santé. C’est une organisation à but non lucratif qui est à l’avant-garde de la médecine moderne depuis 1921. Au cours des dernières années, Cleveland Clinic a travaillé avec des entreprises progressistes au Canada et partout dans le monde pour mettre à l’avant-plan la santé et le bien-être des membres de leur personnel, de leur clientèle et des collectivités.