Elizabeth M.

 

Lauréate d'une bourse d'études pour 2021
Montant de la bourse : 10 000 $
Programme : Soins infirmiers

Le 6 juin 2011, ma mère a fait une crise cardiaque et est décédée. Je n'avais que sept ans. Je me suis souvent dit : « Pourquoi moi? Pourquoi nous? » Le corps humain, glorieux mais mystérieux à sa façon, l'a laissée tomber ce jour-là et a créé un fardeau que ma famille et moi porterons pour le reste de nos vies. Je ne me rappelle pas grand-chose de mon enfance, mais chaque fois que je pense à elle, je me revois trouvant son corps sans vie étendu sur le plancher de la chambre à coucher.

À peine trois ans avant son décès, mes parents avaient immigré au Canada pour mener une vie plus sûre. Mon père effectuait de longs quarts de travail dans un emploi qu'il avait obtenu un an auparavant, ma mère étant restée à la maison avec mon frère, consacrant d'innombrables heures aux études. Lorsqu'elle est décédée, nous n'avions pas d'assurance vie et nous avons vécu un stress financier énorme tout en étant plongés dans le deuil. Nous n'avions pas de revenus, car mon père, le seul adulte dans la famille, devait maintenant s'occuper de mon frère en bas âge et de moi-même. Nous avons rapidement dû faire face au lourd fardeau de l'endettement. Les besoins essentiels comme se nourrir, payer les factures et se loger avec deux jeunes enfants sont devenus des privilèges. J'ai compromis ma jeunesse et j'ai sacrifié mon enfance pour tenir le rôle féminin principal afin de maintenir l'environnement douillet que les mamans créent. Finalement, nous avons réussi à surmonter la tragédie et à nous remettre sur pied, mais l'argent est demeuré un avoir instable. Même maintenant, 10 ans plus tard, à l'âge de 17 ans, je m'inquiète constamment de l'argent. De toute évidence, si nous avions un autre parent ou si nous avions souscrit une assurance vie, je pourrais faire des études postsecondaires et profiter de ses avantages sans que l'argent soit un facteur de stress constant. C'est pourquoi je demande cette bourse. Je suis motivée à étudier en sciences infirmières et à terminer le programme de quatre ans menant à un diplôme, mais je n'ai pas les moyens de le faire. La somme de 10 000 $ procurerait liberté, stabilité et sécurité financières à ma famille et à moi-même. De plus, j'ai recours à une institution financière plus proche, car c'est ma seule option puisque je ne veux pas m'endetter pour les frais de scolarité et de résidence. Par contre, si ma famille était financièrement stable, je pourrais fréquenter l'université de mes rêves, qui offre le meilleur programme de soins infirmiers.

Un simple caillot sanguin a suffi à bloquer une artère et à faire suffoquer ma mère qui est morte toute seule. La nature traumatique du décès de ma mère a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Ce traumatisme m'a forcée à mûrir plus rapidement, mais il m'a aussi rendue plus forte. La vie a tenté de nous abattre, mais nous étions prêts à travailler fort pour renverser la vapeur. Je suis vraiment reconnaissante pour tout ce que je possède aujourd'hui, mais la bourse d'études de Manuvie améliorerait considérablement ma vie en offrant des occasions inimaginables pour mon avenir.

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