Conseils pour faire un budget pendant une pandemie

8 Mai 2020 | 25:10 minutes | Épisode 2

Ce balado est fourni à titre informatif et il est publié en anglais seulement. – il ne doit pas être considéré comme un conseil financier. Parlez directement à un conseiller autorisé pour obtenir de l’aide relativement à vos finances.

Apprenez des tactiques pour établir un budget personnel et familial pendant une pandémie.

Il s’agit d’une entrevue avec Nicolas Samaan, responsable régional BienPlanifierMD à Manuvie.

Nicolas Samaan parle de ce qui suit :

  • (3:30) Quelles sont quelques-unes des principales préoccupations financières?
  • (4:10) Sorties et rentrées d’argent
  • (6:20) Dans quelle mesure est-il important d’avoir un conseiller?
  • (8:45) Conseils pour établir un budget
  • (11:30) Désirs et besoins
  • (16:45) Quels programmes gouvernementaux sont offerts?
  • (19:05) Épargner : comment se préparer pour l’avenir
  • (21:25) Investir dans le contexte actuel

Notre invité

Portrait of Nicolas Samaan

Nicolas Samaan est responsable régional BienPlanifier à Manuvie. Il compte près de 20 ans d’expérience dans le secteur des services financiers et détient des permis en planification financière, en assurance et pour la souscription de contrats de rentes collectives. M. Samaan est titulaire d’un diplôme en économie et en gestion de l’Université McGill. Lorsqu’il ne travaille pas, il aime passer du temps à la maison avec sa femme et ses enfants.

Les conseillers BienPlanifierMD sont des conseillers dûment autorisés qui peuvent aider les participants de Solutions Retraite collectives de Manuvie admissibles à tirer le meilleur parti de leur programme d’épargne-retraite collectif et à prendre des décisions financières pour les petits et grands moments de la vie.

Transcription

GREG :

Bonjour à tous et bienvenue au balado Faire preuve d’humanité produit par Manuvie pour aider les Canadiens à rester en bonne santé sur le plan physique, mental et financier pendant la pandémie de COVID-19.

Je m’appelle Greg Bisch et je travaille à Manuvie. Aujourd’hui, nous portons notre attention sur l’établissement d’un budget personnel et familial pendant une pandémie. 

Les renseignements contenus dans ce balado sont destinés à votre formation seulement et ne doivent pas être considérés comme des conseils financiers. Pour cela, vous devez vous adresser directement à un conseiller financier agréé pour obtenir de l’aide relativement à vos finances.  

Je suis accompagné aujourd’hui de Nicolas Samaan, conseiller financier agréé comptant près de 20 ans d’expérience dans le secteur financier, et dirigeant régional de conseillers BienPlanifier à Manuvie.

GREG :

Bienvenue, Nicholas. Comment allez-vous? 

NICOLAS :

Je vais très bien, et vous?

GREG :

Je vais très bien aussi.

Merci beaucoup de participer à Faire preuve d’humanité aujourd’hui.

Nous avons échangé à quelques reprises en prévision de cette entrevue et je me rends compte que notre épisode précédent sur l’éducation des enfants lorsqu’on travaille à domicile pourrait s’appliquer à vous.

NICOLAS: 

Oui, tout à fait.

J’ai une fille de deux ans et un fils de cinq ans qui travaillent avec moi à la maison depuis sept semaines maintenant, tandis que ma femme est l’une des travailleuses de première ligne à l’hôpital local situé tout à côté de notre demeure.

C’est exigeant, c’est le moins qu’on puisse dire.

GREG :

Oui, une situation particulièrement exigeante.

Après vous avoir vu à l’œuvre, je dois admettre que vous êtes l’un des parents les plus calmes que j’ai vus. Vous l’avez été tout au long de nos échanges, alors que vos enfants jouaient à l’arrière-plan. C’était impressionnant à voir.

Alors, comment gérez-vous la situation?

NICOLAS :

En fait, notre programme est assez routinier.

Tous les matins, ils se réveillent à peu près en même temps. Nous déjeunons, nous nous habillons, nous sortons promener le chien ensemble. Parfois, ils prennent le vélo ou utilisent la poussette. Donc, nous marchons jusqu’à peut-être 9 h.

Ensuite, je dois travailler. Je les installe donc devant la télé pendant un certain temps, de 9 h à 10 h 30 environ. Puis, je joue avec eux et je vérifie mes courriels en préparant leur dîner.

Mon vrai travail commence à 13 h, et ce jusqu’à 15 h, pendant qu’ils font tous les deux la sieste, ce qui est un luxe incroyable. Cette période est le moment clé de ma journée, où je peux vraiment travailler. Et dès qu’ils vont au lit pour la nuit, j’ai tendance à replonger dans mon travail.

Donc, c’est une question d’équilibre. Mais ce qui importe le plus, je crois, c’est que tout le monde est en bonne santé, tout le monde va bien. Le bon côté de toute cette situation, c’est que j’ai l’occasion de passer du temps avec eux.

J’essaie de tirer le meilleur parti de la situation, mais je ne vais pas améliorer mes talents en artisanat. Le coloriage et la pâte à modeler : ce sont là mes limites. Mais ça les divertit.

GREG :

Avec mon fils et ma fille, je me suis rendu compte que ce sont souvent eux qui trouvent les idées créatives, et ils finissent par nous entraîner dans leurs projets après un moment.

Enfin, vous semblez gérer la situation très calmement et, de la part de tout le monde, vous remercierez sincèrement votre femme, qui est en première ligne.

NICHOLAS :

Merci.

GREG :

Aujourd’hui, nous parlons de budgets personnels, et je pense qu’un bon point de départ serait de vous demander : Quelles sont les préoccupations financières dont vous entendez le plus parler actuellement?

NICOLAS :

En fait, les gens se soucient surtout de savoir d’où proviendra leur revenu. Vous devez vivre sur une autre planète si vous n’avez pas entendu parler du nombre de personnes qui ont malheureusement perdu leur emploi ou ont été temporairement mises à pied.

Je crois que les demandes de prestations d’assurance chômage ont explosé de plus d’un million au cours des dernières semaines et derniers mois. La situation est donc très mauvaise.

Donc, lorsqu’elles s’adressent à l’un de nos conseillers, de nombreuses personnes s’interrogent tout d’abord à savoir d’où proviendra l’argent dont elles ont besoin.

Comme nous l’avons dit, nous allons parler de budget, et c’est le mot clé pour beaucoup de gens. Et là, je suis certain que la plupart des gens commencent à grimacer : eurk, budget.

Il n’est pas nécessaire d’aborder la question de manière négative, n’est-ce pas? Faire un budget est très simple. Il s’agit de déterminer ce qui entre et ce qui sort. Et je pense que beaucoup de gens, 80 % ou quelque chose du genre, savent qu’elles sont leurs dépenses, n’est-ce pas? Ils connaissent le montant de leur facture d’électricité, de leur versement hypothécaire ou de leur loyer.

Et ils savent parfaitement combien d’argent entre. Mais dans la situation actuelle, toute cette certitude a été complètement chamboulée.

Ils auraient donc intérêt à s’asseoir et à prendre le temps de vérifier où va tout leur argent.

GREG :

C’est tout à fait logique. C’est un concept très simple, mais je sais, pour l’avoir fait avec ma propre famille et avec ma femme, que le processus peut être difficile et générer beaucoup de tensions.

NICOLAS :

Oui, vous avez tout à fait raison, et habituellement, les problèmes sont davantage liés aux sorties d’argent qu’aux rentrées de fonds. Donc, dans des circonstances normales, les gens touchent un revenu régulier chaque semaine, toutes les deux semaines ou tous les mois, n’est-ce pas? Chacun reçoit sa rémunération de façon différente, mais tous reçoivent leur argent. En général, ils savent exactement combien ils reçoivent. À moins que vous ne soyez travailleur autonome, auquel cas les choses peuvent être différentes. Habituellement, ils savent combien ils reçoivent.

En ce moment, ce qui déstabilise beaucoup de gens, c’est de ne plus avoir cette certitude de toucher un revenu toutes les deux semaines ou de savoir exactement combien ils recevront.

Aujourd’hui, ils doivent compter sur leur épargne… sur les programmes gouvernementaux… Donc, ils ne reçoivent probablement pas le même montant d’argent qu’ils touchaient avant, et cela accroît considérablement leur niveau de stress.

Je sais que les versements hypothécaires occasionnent des difficultés à certains d’entre eux. Je crois que de nombreuses institutions aident les gens en reportant certains paiements. Voilà pourquoi il est si important de parler à vos prêteurs ou à votre conseiller si vous en avez un. Il est important de savoir que vous n’êtes pas seul, et vous ne devriez pas hésiter à solliciter cette aide financière.

GREG :

Dans quelle mesure est-il important d’avoir l’aide d’un conseiller financier en ce moment?

NICOLAS :

Cela n’a jamais été aussi important. Je pense que c’est la même chose que pour un médecin. Je l’ai toujours dit. La santé et la prospérité vont de pair et, dans un monde parfait, nous devrions tous avoir un médecin de famille sur qui nous pouvons compter et que nous pouvons rencontrer au moins une fois l’an pour évaluer notre état de santé.

C’est à peu près le même concept ici, où vous voulez que votre médecin financier examine votre situation. Il y aura dans la vie des moments où on aura probablement besoin de conseils.

Je les appelle les événements marquants.

Habituellement, il s’agit de moments comme le début d’un nouvel emploi, la naissance d’un enfant, le décès d’un être cher ou un changement de revenu comme celui que nous vivons actuellement.

Il se présente donc certaines situations où une aide extérieure est nécessaire.

Dans un monde parfait, j’aimerais que tout le monde ait son propre planificateur financier pour les guider et leur offrir cette aide. Les gens pourraient ainsi optimiser leur régime de retraite, leur épargne ou leurs prêts ou tout autre élément du genre, ce qui améliorerait finalement leur situation parce que ces conseils ont une grande incidence.

Malheureusement, de nombreuses personnes sont lourdement endettées, qu’il s’agisse d’une dette à la consommation ou d’un prêt hypothécaire, ce qui peut les stresser et avoir des conséquences sur leur vie familiale et leur santé. Ces deux aspects sont étroitement interreliés.

Donc, pour répondre brièvement à votre question, je pense que, maintenant plus que jamais, et même après la crise, il est important que les gens tentent d’obtenir les conseils financiers qui les aideront à poursuivre sur la bonne voie ou à se remettre en selle et améliorer ainsi leur situation.

GREG :

Vous avez soulevé de nombreux points très intéressants. Il existe un lien entre la santé financière, la santé physique et la santé mentale, et Manuvie a effectué des recherches à ce sujet, alors je vais en parler dans les notes d’émission du balado, pour que les gens puissent y jeter un coup d’œil.

GREG :

Donc, j’aimerais parler un peu du budget.

Pour certaines personnes, c’est peut-être la première fois qu’elles préparent officiellement un budget.

À quoi ce budget devrait-il ressembler au juste? Avez-vous des conseils à leur faire? Par où devraient-elles commencer? Devraient-elles par exemple ouvrir une feuille de calcul Excel et commencer à tout entrer?

Comment leur conseillez-vous de s’y prendre?

NICOLAS :

En fait, cela dépend vraiment de la personne, du couple, des goûts de chacun.

Je vais vous donner quelques exemples de ce que les gens peuvent faire.

Certaines personnes se contentent d’une simple feuille de papier divisée en deux parties. D’un côté, elles inscrivent les revenus et de l’autre, les dépenses.

Certaines personnes savent exactement quelles sont leurs dépenses – elles n’en ont pas beaucoup.

D’autres, comme vous l’avez dit, utilisent une feuille de calcul Excel. Elles détaillent tout par semaine, par mois, par année, et mettent le tout en corrélation. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe de nombreux outils de budgétisation accessibles en ligne, comme celui de Service Canada. Je sais que la plupart des institutions financières offrent désormais des outils de budgétisation qu’il suffit de remplir.

Il existe donc de nombreuses options à explorer. Je pense que, pour beaucoup de gens, et je le dis à la blague, la première étape consiste à le faire le matin avec une tasse de café ou le soir avec un verre de vin.

Tout dépend du type de résultat qu’on recherche.

Mais, comme je l’ai déjà dit, le point de départ le plus facile consiste à inscrire les revenus.

Si vous êtes célibataire, il s’agit de votre revenu net, soit le revenu déposé dans votre compte bancaire.

Lorsque je demande aux gens de me dire leur revenu brut, soit le revenu avant impôt, je leur explique parfois qu’il s’agit du revenu qui figure sur la lettre d’embauche qu’ils ont signée et non le revenu qui est indiqué sur leur talon de paie. Ce n’est pas la même chose parce qu’il y a de nombreuses retenues à considérer, comme les retenues gouvernementales, les impôts et les cotisations au régime de retraite. Si vous avez ce genre de retenues ou si vous bénéficiez d’un régime d’assurance collective, ces montants peuvent s’accroître rapidement, même ceux qui vous permettront de réaliser des économies.

Donc, vous devez toujours utiliser votre revenu net pour évaluer vos dépenses. Parce que c’est ce revenu que vous utiliserez pour payer votre épicerie, votre prêt hypothécaire ou votre loyer ou régler toute autre dépense.

Il est assez facile de déterminer ce montant.

Certaines personnes ont des comptes de placement. Elles peuvent donc inscrire le revenu qu’elles en tirent. D’autres ont des comptes non enregistrés, des comptes d’épargne ou des prestations gouvernementales. Elles doivent les inclure aussi parce que ces éléments font partie du revenu qu’elles recevront.

Quant aux dépenses, elles sont techniquement de deux types : celles qui servent à satisfaire vos besoins et celles qui servent à satisfaire vos désirs.

Pour certaines personnes, il existe une grande différence entre un besoin et un désir.

Nous avons généralement besoin d’un toit. Nous avons besoin de chaleur dans notre logement. Nous avons besoin de manger.

Je désire avoir une toute nouvelle veste d’une valeur de 500 $. J’en ai déjà une, mais j’en désire une autre. On ne parle plus d’un besoin, n’est-ce pas? Certaines personnes me disent qu’elles ont besoin de vacances, une ou deux fois par année, et je les comprends parfaitement.

Comme je l’ai dit au début, j’ai deux enfants avec qui je désire passer du temps. J’ai besoin de prendre des vacances et je désire en prendre.

Maintenant, la question est de savoir combien je suis disposé à dépenser pour ces vacances. Parce qu’il n’y a pas de limites au montant qu’on peut y mettre.

Il est donc très important de considérer ses besoins et ceux-ci sont généralement assez simples à calculer, car leurs montants sont fixes.

Il peut s’agir du prêt hypothécaire ou du loyer. Habituellement, c’est le même montant [chaque mois] et il ne change pas souvent.

La facture d’électricité, la facture de télécommunications ou les taxes d’eau. Ces montants sont passablement fixes d’un mois à l’autre.

Il est rare qu’ils changent radicalement, de sorte qu’on les connaît habituellement assez bien.

Ainsi, lorsque je rencontrais les clients par le passé et que je leur demandais à combien s’élevait leur facture de télécommunications, ils pouvaient me fournir le montant sur-le-champ, soit tel montant. Donc, c’est assez simple.

Les choses se corsent légèrement et incitent de nombreuses personnes à abandonner l’exercice budgétaire lorsque vient le temps d’inscrire les dépenses liées au divertissement, à l’entretien des cheveux ou à ces autres désirs, disons... frivoles. N’est-ce pas?

GREG :

Est-ce qu’elles abandonnent simplement parce qu’elles craignent ce qu’elles pourraient découvrir?

NICOLAS :

Il pourrait y avoir une certaine nervosité liée à la découverte du montant de ces dépenses. Cela pourrait juste être parce que l’exercice devient trop fastidieux. Parce qu’il est difficile de déterminer ces montants.

Consultez-vous vos relevés bancaires? Examinez-vous chacune des opérations? Estimez-vous correctement les montants? Je vais vous donner un exemple :

Lorsque je vais chez le coiffeur, je sais combien ça m’a coûté. Vais-je y aller toutes les quatre semaines, toutes les six semaines? Ça dépend. Il est donc difficile de prévoir, mettons 100 $, pour les cheveux.

Donc, pour certaines dépenses, c’est plus difficile. Je ne suis pas un grand amateur de cinéma.

Quand j’y vais, c’est parce que j’ai des points, des certificats ou des trucs comme ça. Il est donc parfois difficile de définir ce qu’est une dépense de divertissement.

Quelle est la définition de restaurant? Si je dis que je veux budgéter ou prévoir 100 $ pour le restaurant, est-ce que les dîners comptent si je vais me chercher un sandwich au comptoir pour dîner?

C’est là que les choses se corsent pour certaines personnes, qui perdent tout simplement l’intérêt.

GREG :

Oui, ce processus peut se révéler laborieux. Je suis déjà passé par là et c’est difficile. Et une fois le budget établi, il est difficile de le respecter.

NICOLAS :

Oui, et c’est pour cette raison qu’il est si difficile de le faire, car ce n’est pas un exercice statique. Il doit toujours évoluer.

C’est pourquoi de nombreuses institutions financières ont amélioré leur relevé de carte de crédit – elles le décomposent pour leurs clients.

Il existe différents sites Web qui, après que vous avez entré vos renseignements, extraient les données nécessaires et créent le budget pour vous.

Pour les 12 derniers mois. Il est donc assez intéressant de voir ainsi ses habitudes.

Donc, en utilisant votre carte de crédit pour effectuer vos achats et les payer en entier chaque mois, vous pouvez constater par exemple que vous avez dépensé tel montant pour tel poste et tel autre montant pour des activités de divertissement.

Parce que si vous avez des factures récurrentes des services de diffusion en continu, elles figureront chaque mois sur votre relevé de carte de crédit.

Il est donc facile de se dire : Bon, j’ai dépensé 9 $ pour ceci ou tel montant pour ce service de diffusion en continu. Il est donc plus facile de gérer les dépenses si elles sont toutes consignées au même endroit et qu’il est possible de les trier et d’en faire le suivi.

Donc, ça facilite en quelque sorte l’expérience de budgétisation, mais il n’existe pas vraiment d’outil universel à utiliser.

Ce qui est important selon moi, c’est de déterminer vos besoins, ce à quoi vous devez affecter vos fonds. Mais aussi, comment vous voulez les affecter! Et c’est là que la réflexion devient beaucoup plus difficile.

Est-ce que je veux dépenser tel montant pour cette voiture ou plutôt 20 000 $ pour cette autre?

C’est là que la décision se corse – et c’est ici que mes conseils entrent en jeu, parce que je ne suis pas là pour dire aux gens quel type de voiture ils devraient acheter. Chaque cas est différent, chaque situation est différente. Chaque personne, chaque couple est différent.

GREG :

Voilà donc une autre occasion de faire appel à un conseiller financier, pour obtenir son aide dans une situation particulière?

NICOLAS :

Oui, absolument.

GREG :

Comme de nombreuses personnes ont perdu une partie ou la totalité de leur revenu,

j’aimerais parler de certains des programmes actuels offerts par les gouvernements.

NICOLAS :

En fait, il en existe plusieurs.

Il y a les programmes fédéraux qui ont été mis en place par le gouvernement du Canada, et d’autres programmes créés par les provinces.

Comme ce balado est diffusé dans l’ensemble du pays, je ne veux pas m’attarder aux programmes spécifiques à chacune des provinces, car cela risque de devenir très compliqué.

Mais, parlons du programme fédéral général, soit la Prestation canadienne d’urgence qui a récemment été instaurée. Elle sera en place pour les quatre prochains mois.

Le programme prévoit le versement d’une prestation mensuelle d’environ 2 000 $, et je pense que c’est intéressant.

GREG :

Je pense qu’il est important de souligner que ce balado est enregistré le 1er mai 2020.

C’est donc la situation qui prévaut actuellement. Les programmes gouvernementaux sont en constante évolution.

Cependant, si les auditeurs veulent se rendre à l’adresse manuvie.ca, ils y trouveront une page sur la COVID-19 facile à consulter. Il y a une section de mises à jour pour les particuliers dans laquelle se trouve un lien vers une tonne de programmes gouvernementaux offerts à l’échelle fédérale et dans chaque province. Je tenais simplement à le mentionner et je vais l’indiquer également dans les notes de l’émission.

Tout à fait, parce qu’il s’agit probablement de l’une des premières ressources importantes dont vous disposerez.

Vous disposerez aussi de ressources différentes si vous êtes à la retraite.

Si vous êtes un étudiant. Si vous êtes ou étiez un employé. Si vous êtes travailleur autonome.

J’ai parfois l’impression qu’un nouveau programme est annoncé chaque jour.

Il y en a beaucoup et, encore une fois, je vais avoir l’air de radoter, mais c’est ici que les conseils sont si importants. Je ne m’attends pas à ce que tout le monde connaisse ces programmes par cœur. Même moi, je ne les connais pas par cœur, mais j’ai un aide-mémoire parce qu’il n’existe aucun moyen de se rappeler toutes les annonces qui ont été faites.

GREG :

Ce serait impossible, il y en a des dizaines et des dizaines.

Si les gens éprouvent des difficultés en ce moment, que se passera-t-il si cette situation perdure? Que peuvent faire les gens en ce moment pour se préparer, si elle perdure?

NICOLAS :

Je vais répondre à votre question en deux volets. Je ne sais pas si vous êtes en train de me parler des placements ou si vous parlez davantage de l’établissement du budget au quotidien, mais je vais essayer d’y répondre.

GREG :

Essayons de répondre aux deux si vous n’y voyez pas d’inconvénient. Serait-il judicieux de s’occuper du budget en premier?

NICOLAS :

Oui, absolument, aucun problème.

Donc, à l’heure actuelle, nous savons que les programmes gouvernementaux sont établis pour peut-être trois ou quatre mois. Cela nous amènera probablement jusqu’au milieu ou à la fin de l’été.

Je ne peux pas parler au nom du gouvernement, mais je serais étonné que les programmes ne soient pas maintenus si la situation perdure.

Mais je ne dis pas que c’est ce qui va nécessairement se produire.

GREG :

Et je le répète, nous sommes actuellement le 1er mai 2020.

Nous parlons donc en fonction des connaissances que nous avons à l’heure actuelle.

NICOLAS :

Oui.

Si vous travaillez encore, que ce soit à la maison, en première ligne au bureau ou ailleurs, et que vous pouvez continuer à travailler, continuez de faire ce que vous pouvez.

Si vous pouvez mettre de l’argent dans votre régime d’épargne, vous devriez certainement continuer de le faire.

Parce que vous le faites déjà et que vous ne l’avez probablement pas remarqué.

Et je vais maintenant passer à l’autre volet, parce que vous êtes payé une, deux ou quatre fois par mois – vous faites ce que nous appelons des achats périodiques par sommes fixes, ce qui signifie que vous achetez vos placements à différents moments.

Et puisque le marché a été extrêmement instable au cours des dernières semaines et des derniers mois, vous avez acheté des placements à différents moments au lieu d’essayer de choisir le moment précis de le faire. En faisant cela constamment, vous établissez une moyenne, ce qui est probablement mieux dans les circonstances.

Alors si vous le pouvez, il est logique de continuer à épargner si vous avez un revenu disponible nécessaire. Autrement, vous voudrez probablement vous concentrer sur votre loyer ou votre prêt hypothécaire – et à mettre du beurre sur la table.

GREG : C’est tout à fait logique. Et qu’en est-il des placements?

NICOLAS :

Donc le volet placement est le plus difficile, car nous ne savons pas vraiment ce qui va se passer.

Nous avons vu des choses que nous n’avions pas vues depuis des années ou que nous n’avions probablement jamais vues.

Si vous ne prévoyez pas utiliser à très court terme l’argent que vous mettez de côté...

GREG :

Par mettre de côté, vous voulez dire mettre de côté dans des placements?

NICOLAS :

Oui.

Épargner pour la retraite, pour un fonds d’urgence ou pour quelque raison que ce soit. Si vous ne prévoyez pas l’utiliser au cours des cinq prochaines années, par exemple, vous devez continuer de respecter votre horizon de placement et votre profil d’épargnant.

C’est la base. Nous gardons toujours ces deux éléments à l’esprit.

Dans combien de temps commencerez-vous à retirer cet argent? Quelle est votre tolérance au risque?

En ce qui concerne votre horizon de placement, si vous avez 20 ans aujourd’hui et que vous travaillez pour une entreprise qui offre un régime de retraite et que vous épargnez en vue de la retraite, il n’y a pas grand-chose que vous puissiez faire en ce moment.

Il vous suffit de poursuivre dans cette voie, car vous n’utiliserez pas cet argent avant 40 ans.

En fait, la question se pose davantage pour les personnes qui se disent : Je suis sur le point de commencer à retirer cet argent.

Donc, si vous approchez le moment de votre départ à la retraite, si vous êtes sur le point d’acheter une maison et voulez profiter du régime d’accession à la propriété, je ne parle pas nécessairement de votre âge, mais plutôt du moment où vous utiliserez cet argent.

Votre vision devrait être très différente. Vous devez vraiment rechercher la sécurité.

Vous devez prendre des décisions avec lesquelles vous serez à l’aise.

C’est là que les conseils entrent en jeu. Le but du conseiller est d’analyser et d’évaluer avec vous votre horizon de placement, votre profil d’épargnant.

Où vous situez-vous? Êtes-vous un épargnant prudent, modéré ou audacieux? En vous posant des questions. Il incombe ensuite au conseiller de faire une recommandation.

C’est donc le même concept qui s’applique à un médecin : D’accord. Vous voulez courir un marathon. Très bien. Quelle est votre tension artérielle? Comment va ceci ou cela? Avez-vous déjà fait quelque chose du genre?

Ensuite, il vous donne un plan d’action. Il en va de même du formateur. Voilà pourquoi il est si important d’avoir cette relation.

GREG :

Oui, je pense qu’il est important de le souligner, car c’est la raison pour laquelle vous n’essayez pas de donner des conseils aux gens présentement, parce qu’il existe tellement de cas de figure différents

et de préférences différentes qu’il vous est impossible de le faire et c’est pourquoi il est si important d’avoir un conseiller financier.

Oui, merci beaucoup pour tout cela Nicolas.

Je vous suis très reconnaissant pour le temps que vous nous avez consacré. <48:31>

Peut-être pourriez-vous revenir parce que vous possédez beaucoup de connaissances que vous pourriez partager avec les personnes figurant sur la liste du balado. Alors, merci et bonne chance dans votre rôle de parent pendant cette période d’isolement.

NICOLAS :

Oui, ça devrait, non, ça va bien se passer. Et merci de m’avoir reçu et merci à tous ceux qui ont écouté ce balado.

En ce 1er mai, je vous souhaite d’être en sécurité. D’être là pour votre famille. La famille passe toujours en premier. Pensez-y toujours.

J’espère que nous nous reverrons dans un prochain balado.

GREG :

Oui, je l’espère et merci encore Nicolas.

Prenez soin de vous.

NICOLAS :

Merci. Au revoir!

GREG :

Au revoir!

CONCLUSION

Nous vous remercions d’avoir écouté le balado Faire preuve d’humanité. N’oubliez pas de communiquer avec un conseiller financier agréé si vous avez besoin d’aide concernant votre argent. 

Consultez notre page sur la COVID-19 à l’adresse manuvie.ca pour obtenir d’autres renseignements importants en cette période.