Entretenir nos relations durant la pandémie de COVID-19

24 Juin 2020 | 21:53minutes | Épisode 4

Ce balado est fourni à titre informatif seulement – il ne remplace PAS l’aide d’un thérapeute ou d’un professionnel de la santé autorisé. Si vous êtes aux prises avec un problème de santé mentale ou un problème familial, adressez-vous à un thérapeute ou à un professionnel de la santé autorisé.

Vous avez de la difficulté à surmonter les nouveaux obstacles que la COVID-19 représente pour le maintien de vos relations? Sachez que vous n’êtes pas seul.

Il s’agit d’une entrevue avec la Dre Georgia Pomaki, chef des spécialistes en santé mentale à Manuvie. La Dre Pomaki est psychologue clinicienne de formation et titulaire d’un doctorat en santé mentale au travail. 

La Dre Georgia Pomaki discute des sujets suivants :

  • (1 :02) Les conséquences de la COVID-19 sur les relations
  • (5 :15) Des conseils pour mieux communiquer
  • (9 :30) Des stratégies pour gérer efficacement les conflits
  • (13 :22) Les conflits en présence des enfants
  • (15 :13) L’isolement et la violence conjugale
  • (18 :00) De nouvelles façons de communiquer

Liens importants :

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Notre invité

Portrait of Dr. Georgia Pomaki

La Dre Georgia Pomaki dirige nos spécialistes en santé mentale à Manuvie et est instructrice à la Pacific Coast University for Workplace Health Sciences. Elle est psychologue clinicienne de formation et titulaire d’un doctorat en santé mentale au travail. Elle est spécialiste agréée en gestion d’invalidité et, à Manuvie, elle dirige l’élaboration, la mise à l’essai et la mise en œuvre des pratiques exemplaires pour la gestion des demandes de prestations d’invalidité liées à la santé mentale. Elle met également l’accent sur la prévention des problèmes de santé mentale et aide les employés et les organisations à devenir plus forts.

Avant d’entrer au service de Manuvie, la Dre Pomaki a travaillé à l’Occupational Health and Safety Agency for Healthcare en Colombie-Britannique et à l’Université de la Colombie-Britannique à titre de chercheuse en santé mentale au travail. Elle est également l’auteure principale d’un ouvrage intitulé Best Practices for Return-to-Work/Stay-at-Work Interventions for Workers with Mental Health Conditions.

Transcription

GREG :

Bonjour à tous et bienvenue au balado Faire preuve d’humanité produit par Manuvie pour aider les Canadiens à rester en bonne santé sur le plan physique, mental et financier pendant la pandémie de COVID-19.

Je m’appelle Greg Bisch et je travaille à Manuvie. Aujourd’hui, on va parler des relations et des difficultés soulevées par la COVID-19 en cette période où on se retrouve encabanés à la maison.

Ce balado est fourni à titre informatif seulement – il ne remplace PAS l’aide d’un thérapeute ou d’un professionnel de la santé autorisé. Si vous êtes aux prises avec un problème de santé mentale ou un problème familial, adressez-vous à un thérapeute ou à un professionnel de la santé autorisé.

Je suis accompagné aujourd’hui de la Dre Georgia Pomaki, chef de l’équipe de spécialistes en santé mentale à l’Assurance collective Manuvie et instructrice à la Pacific Coast University for Workplace Health Sciences. La Dre Pomaki est psychologue clinicienne de formation et titulaire d’un doctorat en santé mentale au travail.

Bienvenue Georgia. C’est vraiment agréable de vous compter parmi nous pour le balado Faire preuve d’humanité. Comment vous portez-vous?

GEORGIA :

Je me porte très bien. Merci, c’est formidable d’être ici.

GREG :

On est isolés depuis un moment maintenant et aujourd’hui, on veut parler des relations parce que pendant la pandémie, les gens qui vivent sous le même toit passent beaucoup plus de temps ensemble. Pour certaines personnes, c’est vraiment positif, mais pour d’autres qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps ensemble, c’est un peu difficile du fait que la dynamique est très différente. Quelles sont vos premières impressions?

GEORGIA :

Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’y pensais l’autre jour. La situation qu’on vit en ce moment est difficile pour nous, individuellement. Pour commencer, je ne crois pas vraiment qu’on soit au meilleur de notre forme.

Il n’est donc pas surprenant que cela se répercute parfois sur nos relations. Auparavant, on vivait sous le même toit, mais on passait moins de temps ensemble. Je pense que ça a beaucoup changé et que cette question de temps prend beaucoup d’importance, comme on est en train de le découvrir.

Parallèlement, on doit penser aux travailleurs essentiels pour qui la situation est vraiment différente en ce moment. Je pense aux travailleurs essentiels parce qu’ils ont peut-être à relever différents défis lorsqu’ils retournent à la maison, je pense aux facteurs de stress auxquels ils font face.

GREG :

Quand on vit avec un être cher ou des amis, quelles sont les répercussions les plus importantes qu’on doit subir actuellement?

GEORGIA :

J’ai entendu parler de quelques scénarios, et bien sûr, il y en a bien d’autres.

La situation varie d’un ménage à l’autre. Dans certains cas, les conjoints continuent de travailler, alors que dans d’autres ménages, l’un d’eux peut avoir perdu son emploi et les facteurs de stress peuvent être nombreux.

Les facteurs de stress financier, l’incertitude liée à la perte d’un emploi et à ce qui pourrait arriver, tout ça est très important à mon avis.

Bien sûr, il y a les difficultés des ménages de travailleurs essentiels dont on vient de parler, ainsi que les problèmes de l’éducation des enfants.

L’éducation des enfants est un défi en soi dans des conditions optimales. Quand deux ménages différents et des parents séparés entrent en ligne de compte, l’isolement ajoute à la complexité de la situation.

Comment faut-il gérer les déplacements entre les maisons? On n’a jamais beaucoup réfléchi à cette situation, parce qu’on n’a jamais eu à composer avec.

Il faut vivre avec les règles entourant les relations qui commencent à changer. Comment peut-on coexister lorsqu’on est isolés? On cherche à l’intérieur, car il n’y a pas beaucoup d’options à l’extérieur.

Parfois, le fait de regarder à l’intérieur amplifie de nombreux problèmes qui existaient déjà ou fait apparaître des choses qu’on n’avait jamais remarquées auparavant.

Mon mari a remarqué après 20 ans de vie commune quelque chose qui a toujours existé, mais qu’il n’avait jamais remarqué avant parce qu’il était moins souvent en présence de cette chose.

Maintenant, c’est plus perceptible.

GREG :

Je pense qu’on apprend tous de nouvelles choses les uns sur les autres. Dans mon cas, ma femme s’est toujours plainte du fait que lorsqu’elle m’envoyait un texto au travail, je mettais beaucoup de temps à répondre. Maintenant qu’on se trouve tous les deux dans la maison, elle réalise que je suis probablement en réunion ou très occupé.

« Ça explique pourquoi tu ne me répondais pas. »

Donc, quand je ne suis pas occupé, elle peut venir dans la pièce où je travaille et on peut bavarder pendant la journée.

Pour nous, je ne dis pas qu’on n’a pas eu de difficulté, mais la situation s’avère assez positive.

Je sais que ça n’a pas été le cas pour tout le monde.

Avant de creuser la question plus à fond, j’aimerais parler de certaines choses que les gens peuvent garder à l’esprit au sujet de la communication. Comme vous l’avez dit, on doit recommencer la relation à zéro et établir de nouvelles limites. Comment peut-on s’approcher les uns les autres de façon constructive?

GEORGIA :

On a tous été un peu surpris par la situation. On nous a dit qu’on devait rester à la maison. Je pense que c’est un choc pour tout le monde.

Je crois que c’est important de reconnaître qu’on traverse une période très stressante et qu’on vit tous le même choc.

Ce n’est pas seulement nous qui vivons ce choc, mais aussi nos conjoints.

Il est important de savoir que certains problèmes qu’on a pu constater par le passé vont prendre de l’ampleur. On vit dans un environnement plus stressant et il faut le reconnaître.

Je sais que beaucoup de gens pensent à des solutions magiques, mais je trouve toujours que c’est important de reconnaître qu’on est tous dans le même bateau. Je pourrais peut-être essayer de lâcher un peu de leste à mon conjoint un jour.

Ça ne sera pas long avant que cette faveur vous soit rendue. On s’efforce tous de s’adapter.

Ça peut être plus difficile pour certaines personnes que pour d’autres. Il est important de reconnaître que l’isolement est très difficile pour certaines personnes, tandis que ça l’est un peu moins pour d’autres.

Il est important aussi de se soutenir les uns les autres et d’être compréhensifs et sensibles.

La question des plaintes est difficile dans une relation.

Se plaindre n’est pas bon pour une relation.

On se plaint tous au sujet de nos conjoints, mais dans ce contexte, c’est possible qu’on remarque d’autres choses chez nos conjoints. On est plus sensibles à des choses qui existaient peut-être déjà.

Il est important de se dire : « Bon, je peux peut-être attendre, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour me plaindre ».

Il faut se demander dans quelle mesure cet aspect est important dans l’ensemble de la relation.

Est-ce vraiment aussi important?

Par exemple, si mon conjoint est désordonné, il le sera toujours. Est-ce que ça vaut la peine de m’en plaindre?

Si mon partenaire me soutient et sait répondre à un grand nombre de mes besoins, est-ce que le conflit ou le problème qui sera créé si je formule une plainte au sujet de cette caractéristique aura vraiment une incidence, qu’elle soit positive ou négative? Est-ce vraiment important?

GREG :

Ce que je comprends, c’est que vous encouragez les gens à faire preuve d’empathie les uns envers les autres. Un thème semblable a été soulevé lorsque nous avons parlé de l’éducation des enfants dans ce contexte. La personne qui recherche la perfection sera sans doute contrariée.

Parfois, il faut déterminer ce qui est assez bien.

GEORGIA :

Oui, il faut arriver à gérer les situations ensemble, en équipe. On est plus forts en travaillant en équipe que chacun pour soi.

Si on pense à un problème à résoudre à la maison, j’ai mon opinion et mon conjoint a la sienne. On a le même problème, certes, mais il nous appartient à tous les deux de le régler.

Comment faire pour résoudre ce problème ensemble au lieu de dire « toi, tu veux ceci, moi, je veux cela »?

On risque de ne pas résoudre le problème si on adopte ce genre d’attitude et d’approche. Il faut plutôt se pencher sur le problème auquel on est tous les deux confrontés et qu’on doit résoudre ensemble.

Il faut aborder le problème de ce point de vue. Parfois, le simple fait de s’installer à côté de son conjoint plutôt qu’en face de lui peut aider; de petits trucs peuvent changer notre point de vue.

GREG :

Comme vous l’avez déjà mentionné, les gens traversent toute sorte de situations, dans certains cas, ils ont perdu leur emploi et sont aux prises avec beaucoup de facteurs de stress.

Des conflits vont éclater. Lorsqu’un conflit surgit, quels sont les meilleurs moyens de le régler? Est-il préférable de prendre ses distances et de revenir lorsque tout le monde s’est calmé?

GEORGIA :

Oui, lorsque le couple se retrouve devant un conflit, on sait qu’il faudra un certain temps pour clarifier la situation.

Lorsqu’une personne commence à s’enliser dans le conflit et dans les émotions qui y sont associées, il faut du temps. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut changer en claquant des doigts.

Il peut être nécessaire de prendre ses distances de façon temporaire, surtout si des enfants sont présents.

Ça peut aider à désamorcer la situation.

On a besoin de temps pour se calmer. Ça fonctionne mieux si les conjoints ont convenu au préalable que prendre leurs distances était la meilleure façon de procéder pour eux.

Comme je l’ai dit, lorsque les conjoints commencent à s’enliser dans le conflit et les émotions qui les entourent, il est probablement préférable qu’ils prennent leurs distances.

On peut prévoir des signes pour se dire que les deux personnes peuvent s’en aller chacune de son côté lorsque ce moment est arrivé, peu importe l’origine.

On fait une pause le temps que la situation se calme. Ça ne résout pas le conflit. Le problème est toujours là.

Pour résoudre le problème, il faut essayer de trouver une solution avantageuse pour tout le monde. Parfois, il s’agit de faire des compromis.

Personne n’obtient tout ce qu’il veut. Mais en faisant des compromis, chacun obtient une partie de ce qu’il veut.

Parfois, on y va à tour de rôle. On décide cette fois-ci de répondre aux besoins de telle personne.

Je pense qu’il est important, en cas de conflit, de pouvoir poser des questions pour nous aider à comprendre.

De comprendre les préoccupations de l’autre personne, puis de se demander quels compromis on est disposé à faire.

Puis-je faire un compromis pour qu’on puisse résoudre ce problème? Il est important de le faire.

On peut se demander : « Est-ce quelque chose que je peux pardonner? » Puis-je lâcher prise?

Est-ce qu’on est d’accord sur le fait qu’on peut être en désaccord? Ce sont toutes de bonnes questions à garder à l’esprit.

En cas de conflit, vous pouvez vous poser quelques questions pour éviter que la situation se détériore.

Pour certains couples, l’humour fait partie de la solution. Elle peut être efficace.

Il faut l’utiliser d’une manière qui convient au couple. Parfois, il peut être utile de voir les choses du point de vue de l’humour.

GREG :

Il faut savoir que son conjoint est ouvert à l’humour.

GEORGIA :

Oui, car si ce n’est pas le cas, c’est comme si on minimisait la situation.

Parfois, on peut voir des aspects comiques dans des situations très difficiles. C’est désarmant.

En fin de compte, on doit reconnaître que les conflits sont inévitables.

Je pense que le conflit est un problème plus important dans la situation actuelle et qu’il est naturel. On s’attend à ce qu’il y en ait. L’important est de résoudre le problème sans blesser l’autre

et sans laisser l’impression que la relation ne peut pas être rétablie.

C’est l’élément important.

GREG :

Il arrive qu’un couple se trouve devant un sujet de désaccord en présence de leurs enfants. Que lui conseillez-vous de faire quand il se dispute et sent que la situation est en train de s’aggraver?

GEORGIA :

Il est recommandé d’éviter les conflits en présence des enfants.

On sait qu’ils peuvent être affectés émotionnellement par les conflits.

Je ne parle pas des petits désaccords, mais des conflits.

GREG :

Autrement dit, lorsque les gens se battent ou prennent la fuite, c’est dur pour les émotions.

GEORGIA :

Exactement. Je pense qu’il est important de parler de ces problèmes lorsque les enfants sont couchés ou d’en parler à l’extérieur de la maison.

Je pense qu’il est important de convenir à l’avance de ce qu’on va faire.

Si ce genre de situation survient lorsque les enfants sont là, il faut savoir ce qu’on va faire au lieu d’attendre que ça se produise.

Une personne finit par opter pour une direction donnée, et l’autre, pour la direction opposée.

C’est dans ces cas-là qu’il est important de prendre ses distances, car on ne peut pas résoudre un conflit en présence des enfants et ça les empêche au moins d’en subir tous les effets.

GREG :

Naturellement, prendre ses distances est une bonne chose seulement si on reparle du problème plus tard lorsque les enfants ne sont plus là.

En ce qui concerne la question suivante, on en a parlé avant l’enregistrement d’aujourd’hui, car on n’était pas sûrs de vouloir aborder ce sujet. On va explorer la question puis on verra si on l’inclut ou non.

Pour certaines personnes, la crise représente non seulement un défi, mais aussi un risque pour leur sécurité, car elles se trouvent dans une mauvaise relation ou dans une situation de violence et elles sont maintenant isolées.

Par exemple, le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres a indiqué que les cas de violence fondée sur le genre ou de violence conjugale avaient augmenté de 20 à 30 % depuis le début du confinement.

Que devraient garder à l’esprit les personnes qui écoutent ce balado et qui vivent ce genre de situation?

GEORGIA :

C’est un problème très grave dont on ne parle pas assez, selon moi. J’ai été soulagée d’apprendre que le gouvernement fédéral avait annoncé la création d’un fonds d’urgence destiné aux refuges pour femmes et à d’autres services fournis aux victimes de violence fondée sur le genre.

Je pense que c’est un très bon pas dans la bonne direction. Il faut plus de ressources, et les victimes doivent avoir des ressources à leur disposition pour demander de l’aide.

Elles doivent savoir où se trouve le refuge le plus près. C’est la première des choses.

Il est très important de savoir qu’elles peuvent trouver en ligne des renseignements sur ces ressources et que ces ressources sont disponibles dans la région où elles vivent. Les renseignements sont présentés en fonction de leurs besoins et des situations qui comprennent ou non des enfants.

De plus, on doit se rappeler que dans de nombreux cas de violence conjugale, il y a aussi de la violence envers les enfants.

Parfois, les mères doivent faire des choix concernant la façon de réagir à une situation. C’est très difficile.

Chaque situation est unique. C’est très important de communiquer avec les bonnes ressources pour obtenir des conseils sur notre situation particulière. Quelle est la façon la plus sécuritaire de le faire? Les provinces offrent des services de soutien juridique gratuits avec lesquels les particuliers peuvent communiquer.

Il est important de rappeler aux gens qu’ils ne sont pas seuls. Il existe des ressources qui peuvent nous aider à sortir des situations qui sont risquées pour nous-mêmes et les autres membres de la famille.

Ces ressources peuvent nous comprendre, nous écouter et nous aider à rester en sécurité.

Il est important de transmettre aux gens un message d’espoir et de leur dire qu’il existe une solution à ce qu’ils vivent actuellement. Vers un avenir meilleur, plus sûr.

GREG :

Oui, je pense que c’est bien dit. Ils ne sont pas seuls dans le sens où ces situations sont trop courantes et certainement en hausse en ce moment.

Alors, pour terminer sur une note peut-être un peu plus positive, il y a une occasion à saisir pendant cette période d’isolement où l’on passe plus de temps avec nos proches ou nos colocataires.

On passe plus de temps ensemble que jamais. Est-ce le moment ici de tisser des liens d’une nouvelle façon et d’enrichir la relation?

GEORGIA :

Oui, c’est intéressant parce que les couples disent parfois qu’ils ont de la difficulté à communiquer sous prétexte qu’ils n’ont pas le temps, n’est-ce pas?

Ils ne passent pas de temps ensemble. Ils n’ont jamais de temps pour être ensemble. Ils n’ont jamais assez de temps pour apprendre vraiment à se connaître.

Nous en avons assurément assez [du temps], maintenant.

GREG :

Que ça nous plaise ou non.

GEORIGA :

C’est exact! Avoir plus de temps peut être très utile pour rétablir le contact.

Le moment est peut-être bien choisi pour nous attaquer aux petits dossiers qu’on n’a pas encore réussi à régler.

Il peut s’agir de réparer quelque chose à la maison ou de rédiger un testament en ligne. Il y a des choses intéressantes qu’on peut faire.

Certains couples pourraient vouloir établir un budget ensemble. Il y a toutes ces choses qu’on a l’intention de faire et qui, selon nous, cimenteront notre relation du fait qu’elles renforceront notre sentiment de sécurité, mais qu’on n’arrive jamais à faire.

Le genre de choses qu’il pourrait être utile de faire.

Il peut aussi y avoir des tâches à accomplir.

Certaines tâches qu’on avait inscrites sur notre liste de choses à faire avec notre conjoint, mais qu’on n’a pas pris le temps de faire ensemble.

Je pense que ça pourrait être une bonne occasion de découvrir les champs d’intérêt de chacun.

Mon mari, par exemple, a décidé de se joindre à moi pour mon cours de Pilates en ligne.

La première fois que je lui ai suggéré de le suivre, il y a quelques années, il a répondu « jamais » et maintenant, il aime vraiment ça.

De mon côté, je l’accompagne plus souvent quand il part faire du vélo. Plus j’en fais, plus j’aime ça.

Si on s’intéresse davantage aux champs d’intérêt de l’autre, c’est par nécessité, parce que je ne pense pas qu’on l’aurait fait sinon.

Je dirais qu’il est dans l’intérêt de la plupart des relations de se réserver des moments de pause. Qu’il s’agisse de passer du temps à la maison dans une autre pièce ou de prendre un peu de temps pour soi et de donner un peu d’espace à son conjoint également.

GREG :

Ce que je comprends, c’est qu’on a besoin d’un peu de temps seul, mais qu’on le vit un peu comme une aventure. Une expérience qu’on peut vivre ensemble et dont on se souviendra. Qu’on se rappellera avec tendresse.

Eh bien, Georgia, merci beaucoup d’avoir accepté de prendre part pour une deuxième fois au balado consacré au soutien à nos collectivités.

J’en retire beaucoup de renseignements utiles. Je vais le faire écouter à ma famille pour savoir ce qu’elle en pense.

Je vous suis très reconnaissant du temps que vous nous avez consacré, merci beaucoup!

GEORGIA :

Je vous en prie. Ç’a été un plaisir, prenez soin de vous.

GREG:

Nous vous remercions d’avoir écouté le balado Faire preuve d’humanité. Si vous êtes aux prises avec un problème de santé mentale ou un problème familial, n’hésitez pas à parler à un thérapeute ou à un professionnel de la santé autorisé.

Consultez notre page sur la COVID-19 à l’adresse manuvie.ca pour obtenir d’autres renseignements importants et utiles en cette période difficile.

CONCLUSION

Nous vous remercions d’avoir écouté le balado Faire preuve d’humanité.

N’oubliez pas de vous assurer que votre médecin approuve les activités physiques que vous pratiquez.

Consultez la page Facebook de Manuvie pour connaître les nouveaux étirements de yoga proposés par Kristy le mardi et la séance d’entraînement animée le jeudi par David.

De plus, si vous souhaitez obtenir des renseignements plus importants au sujet de la COVID-19, veuillez visiter le site manuvie.ca et cliquer sur le lien menant à notre page sur la COVID-19.