Trouver le conseiller idéal peut contribuer à l’atteinte de vos objectifs financiers.

Avez-vous déjà remarque que bon nombre de nos objectifs les plus importants comportent un aspect financier? Vous arriverez évidemment à maîtriser une langue étrangère ou à courir un marathon sans trop de mal, financièrement parlant, mais essayez d’acheter une maison, de fonder une famille ou d’aider vos enfants à payer leurs études universitaires, et vous verrez que ce n’est pas du tout la même chose. Même constat lorsque vous voulez prendre une retraite anticipée ou laisser un héritage. Si vous ne planifiez pas et n’épargnez pas de façon disciplinée, vous pourriez facilement rater vos objectifs.

Entre votre vie professionnelle intense et votre vie familiale bien remplie, vous n’avez probablement pas beaucoup de temps pour vous occuper de vos finances. Il se peut aussi que, comme bien des Canadiens, vous en soyez venu à la conclusion que vous n’avez pas les connaissances nécessaires pour gérer seul les multiples facettes de votre situation financière. Voilà où les conseils professionnels prennent toute leur valeur. En fait, trouver la bonne personne pour vous aider peut constituer un facteur décisif dans la réalisation de vos objectifs. Plus précisément, les conseils judicieux que vous recevrez pourraient même vous aider à les dépasser. Vous êtes surpris? Selon un récent sondage, les Canadiens qui font appel à un conseiller épargnent plus que ceux qui ne le font pas.1

Il n’y a pas de mal à se fixer des attentes élevées


Compte tenu de l’importance de la question pour vous, il est tout à fait normal d’avoir des attentes élevées à l’égard de votre conseiller. Un bon conseiller fera trois choses.
 

  1. Il voudra mieux vous connaître. Il s’intéressera bien entendu à vos finances personnelles, mais il voudra également en savoir plus sur votre situation familiale, ainsi que sur vos objectifs à court et à plus long terme, sans compter qu’il vous demandera de lui parler de vos aspirations et de vos rêves. Votre conseiller dressera également votre profil d’épargnant. Êtes-vous du type prudent qui veut éviter toute forme de risque ou êtes‑vous plutôt accro à la poussée d’adrénaline que vous procurent les marchés boursiers, ainsi qu’au potentiel de gains qu’ils recèlent? Il se peut fort bien que, comme la plupart d’entre nous, vous vous trouviez quelque part entre ces deux extrêmes.
  2. Il élaborera un plan pour vous. C’est là qu’entre en jeu la fonction « conseil ». Votre conseiller doit vous préparer un plan concret, que vous pourrez mettre en oeuvre sur-le-champ. Ce plan doit également être conçu de façon à ce que vous puissiez évaluer les progrès que vous réalisez. Voici ce que devrait couvrir votre plan :
    • L’épargne méthodique – les sommes que vous mettrez de côté périodiquement
    • Un portefeuille de placements – établi en fonction de votre profil d’épargnant, un portefeuille diversifié peut vous aider à protéger votre actif et à le faire fructifier
    • La gestion de l’endettement – elle devrait faire partie de tout plan financier
    • Une stratégie fiscale – pour réduire vos impôts, bien entendu
    • La gestion des risques – l’assurance vie, l’assurance invalidité et l’assurance contre les maladies graves, pour protéger votre famille
    • Un plan de retraite – suivant votre âge et vos objectifs, le plan peut comporter des projections vous indiquant quand vous pouvez prendre votre retraite, et le montant de votre capital-retraite
  3. Il rajustera votre plan. La vie est faite de changements, et souvent de changements imprévus. Votre plan doit donc être souple, et il doit faire l’objet d’un examen régulier, normalement une fois par année. Vous rencontrez alors votre conseiller, vous passez en revue vos progrès, vous revoyez vos objectifs et, au besoin, vous faites les rajustements qui s’imposent.

Au-delà de la retraite

Certains Canadiens estiment qu’ils ont besoin d’un conseiller lorsqu’ils arrivent dans la quarantaine ou la cinquantaine et qu’ils voient la retraite poindre à l’horizon. Lorsque survient un événement marquant dans votre vie – comme l’achat d’une maison ou la naissance d’un enfant, une mise au point financière s’impose aussi parfois, et le besoin de conseils se fait alors sentir chez certains. Cela dit, il n’est pas nécessaire que vos objectifs soient aussi importants. Épargner en vue de l’achat d’une voiture ou du voyage de vos rêves peut aussi être l’occasion tout indiquée pour commencer à faire appel à un conseiller.

Bref, c’est vous qui décidez ce que votre conseiller fera pour vous, car il peut vous aider à planifier votre succession, vous créer une feuille de route précise ou tout simplement vous écouter et vous donner son avis.

Soyez également prêt à faire votre part et à acquérir des connaissances de base dans le domaine des finances. Vous pouvez par exemple commencer par lire la section Affaires de votre quotidien préféré ou suivre des experts financiers sur les médias sociaux. Évidemment, personne ne s’attend à ce que vous deveniez une sommité en la matière, mais plus vous en savez sur les finances, plus vous pourrez prendre une part active à certaines des décisions les plus importantes de votre vie.

Trouver le bon conseiller

Chaque conseiller est unique et possède des aptitudes professionnelles et personnelles qui lui sont propres. Évidemment, si vous rencontrez un conseiller et avez l’impression que vous avez trouvé le professionnel idéal pour vous et votre famille, fiez-vous à votre instinct.

Donc, où pouvez-vous trouver la perle rare? Si vous n’avez personne en vue, demandez des recommandations à des amis et à des membres de votre famille. Vous pouvez également chercher sur le site de l’Autorité des marchés financiers (lautorite.qc.ca) ou, si vous n’habitez pas au Québec, sur le site du Financial Planning Standards Council (fpsc.ca).

Avant d’entrer en contact avec le candidat de votre choix, consultez son site Web ou son profil LinkedIn, où vous trouverez probablement de l’information sur ses titres professionnels et ses services. Lorsque vous serez prêt à rencontrer un conseiller, abordez votre rencontre comme s’il s’agissait d’une entrevue d’embauche, et rencontrez au moins trois candidats avant de prendre une décision.

La rencontre

La relation que vous aurez avec votre conseiller est très importante, donc n’hésitez pas à lui poser beaucoup de questions au sujet de sa scolarité, de son expérience et de sa vision.

N’oubliez pas les aspects pratiques. L’emplacement de son bureau vous convient-il? Est-il prêt à se déplacer pour vous rencontrer à la maison ou au travail? Dans quelle mesure est-il accessible, en ligne ou par téléphone?

Tenez compte de l’âge et des antécédents du conseiller. Si vous faites partie de la génération des baby-boomers, vous préférerez peut-être traiter avec un conseiller de votre âge. De même, si vous êtes dans la trentaine ou la quarantaine, il n’y a pas de mal à pencher pour quelqu’un qui vous comprend parfaitement quand vous lui parlez de vos objectifs.

Lorsque vous rencontrez des conseillers, donnez-leur l’occasion de mieux vous connaître. D’ailleurs, c’est bon signe s’ils ne se limitent pas à vos objectifs financiers et s’ils vous posent des questions sur votre famille, votre style de vie et vos objectifs de vie.

Réglez les derniers details

Lorsque vous pensez avoir trouvé le bon conseiller (rassurez-vous, vous le saurez probablement rapidement), demandez-lui de vous soumettre une entente signée faisant état de la portée de ses services et de la nature de votre relation afin que les limites et les attentes soient claires. Au-delà de l’entente, vous devez vous sentir à l’aise avec votre conseiller afin de pouvoir tisser avec lui une relation de confiance. Après tout, vous partagerez passablement de renseignements personnels avec lui au fil du temps, et la relation la plus enrichissante est celle qui vous sera bénéfique aujourd’hui, ainsi que pendant de nombreuses années à venir.

1 https://www.ific.ca/wp-content/uploads/2017/05/Advisor-Insights-Advice-Creates-Strong-Value-for-Canadians-May-2017.pdf/17165/ (en anglais seulement)

Sources

https://www.forbes.com/sites/laurashin/2013/05/09/10-questions-to-ask-when-choosing-a-financial-advisor/#54075d193642 (en anglais seulement)

https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/investor-education/money-manager-colin-monteith-puts-connection-first-when-picking-advisers/article25671961/ (en anglais seulement)

https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/investor-education/how-to-know-when-your-adviser-is-behaving-badly/article18593654/ (en anglais seulement)